
Chine (Xinjiang)
中华人民共和国
Zhōnghuá Rénmín Gònghéguó
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Coucou,
Nous voilà à Kachgar, en Chine dans la province autonome ouïgoure, depuis hier soir. Nous sommes dans un super café Internet avec ADSL. Un grand luxe après le Pakistan. On espère que vous avez bien reçu de nos nouvelles par Stéphane, un Français qu'on a chargé de vous mailer, car le net ne marchait pas du tout à la fin de notre traversée du Pakistan. La Chine, c'est le choc culturel. Surtout quand on sort du Pakistan. A suivre sur le mail collectif.
On se repose à Kachgar. On en avait bien besoin. On a passé notre dernière semaine pakistanaise entre 3000 et 4726 m à trekker et à camper. On reste donc dans la ville quelques jours. C'est l'occasion pour s'appeler. Car en Asie centrale, le téléphone est apparemment compliqué [...].
Maud et Cyril
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Mail d'étape reçu le samedi 2 septembre 2006
CHINE (XINJIANG) - 26 août au 3 septembre 2006
Nous voici sains et saufs dans l’Empire du milieu. Et pourtant, le coin de la Chine que nous abordons est peu représentatif de la Chine de Shanghai ou de Pékin. Nous sommes au Xinjiang, province autonome, comme le Tibet, et musulmane. C'est une région dont la culture ancestrale est en train de disparaître sous le rouleau compresseur de la sinisation.
Pour nous, c’est cependant l’étape du repos, de l’accès à la technologie Internet (ouf !) et de la dégustation des variétés culinaires des Chinois et des Ouïghours (habitants du Xinjiang).
TASHKORGAN et lac KARAKUL, Xinjiang - Haut pâturage du Pamir en Xinjiang musulman, 26 et 27 août 2006
nous fait tout drôle. Après nos thés au lait d’accueilKASHGAR, Xinjiang - Repos gastronomique, Internet et rencontres ouïghoures, 28 août au 3 Septembre 2006
Kashgar, à 4000 Km à l’Ouest de Pékin est le symbole de la route de soie. Plusieurs routes se croisaient ici, venant des montagnes du Pamir, de la plate Russie, du désert du Taklamakan, de l'Inde ou encore de l’Afghanistan pour échanger tissus, épices, animaux, esclaves et tant d’autres choses. Dans un premier temps, nous ne voyons que le bout émergé de l’iceberg, c’est à dire les grandes avenues et bâtiments rectilignes chinois. Mais le calme qui règne est très appréciable et nous pouvons enfin communiquer avec famille et amis... La variété de nourriture est impressionnante, entre les marchés abondant
de raisins, pastèques, figues et pêches, la cuisine ouïghoure (brochettes, spaghetti, soupe) et chinoise (ravioli, etc...). Nous sentons qu’il nous faut rester plusieurs jours avant d’attaquer le Kirghizstan nomade et montagneux. Après nos quotidiens riz et dal pakistanais, ça change.
Nous
nous sentons un peu comme au Maroc dans les médinas. L’accueil des
locaux est très sympa. Ils adorent se faire photographier. Nous sommes
encore habillés en shalwar kameez pakistanaise et on entend chuchoter
derrière nous ... "Pakistan ?". Les deux peuples étant musulmans, ce
n’est pas à notre désavantage. Nous sommes même invités à dîner par une
étudiante chez ses parents. Elle voudrait pratiquer son Anglais. La
rencontre est très sympathique malgré le faible niveau d’Anglais de la
jeune fille. Maud se fait encore chouchouter. La maman l’adore. Le
dîner est typiquement ouïghour, une soupe de pâtes fraîches au mouton.
Nous sommes invités pour le déjeuner du vendredi. Le vendredi midi,
nous dégustons les laghmans de la maman, pâtes fraîches aux petits
légumes et au mouton. La mère offre même un châle de Kashgar à Maud.
Entre deux rendez-vous, nous profitons de notre petite semaine de repos
pour flâner dans la vieille ville, goûter des bon petit plats et
discuter avec d’autres voyageurs. Dans la rue, nous croisons parfois
des femmes dont la tête est entièrement couverte par une espèce de
serviette de bain marron très moche. Après observation, on suppose que
ce sont les bourgeoises de la ville... D’une manière générale, on sent
fortement la présence chinoise. Les muezzins ne chantent pas. Les
jeunes gens ne peuvent pas se marier avant d’avoir fini leurs études et
les familles doivent payer au-delà du deuxième enfant. Les femmes
chinoises sont habillées à l’Européenne et les jeunes filles ouïghoures
portent le foulard en fichu et souvent assortis avec le jean ou la jupe
a mi-mollet. La jeune fille de la famille confie à Maud qu’elle a un
boyfriend ! Ça nous change, décidément. En espérant que tout se passe bien pour vous, nous vous donnons rendez vous pour notre prochaine connexion ! N'hésitez pas a nous donner de vos nouvelles, ça nous fait plaisir de vous lire. C’est une bouffée d’air du large...
Sincères amitiés,
Cyril et Maud
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